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OpenAI face à une enquête des procureurs généraux d'État : ce qui est demandé, et pourquoi cela compte

TechCrunchil y a 7 h
Bureau d'avocat et colonnes de tribunal sous une lumière tamisée
Bureau d'avocat et colonnes de tribunal sous une lumière tamiséePhoto: www.kaboompics.com / Pexels

Plusieurs procureurs généraux d'État américains ont ouvert une enquête coordonnée sur la structure corporate, la gouvernance et les pratiques de données d'OpenAI, rapporte TechCrunch. La Californie, le Delaware et New York mènent l'enquête, chacun abordant des angles distincts des documents fondateurs, du capital enregistré et des opérations de collecte de données d'OpenAI.

OpenAI a été fondée en 2015 comme organisation de recherche à but non lucratif. La société est passée en 2019 à une structure à "profit plafonné", et fin 2024, le transfert régulier du contrôle vers sa filiale commerciale a attiré l'attention. La question centrale posée par les procureurs est de savoir si cette transition structurelle préserve les obligations d'utilité publique inscrites dans les documents fondateurs. L'ordre des avocats du Delaware a publié un avis selon lequel les entités à but non lucratif passant à un cadre commercial doivent préserver leur mission fondatrice.

Deuxième sujet : les pratiques de données. Les procureurs s'intéressent particulièrement au filtrage des données des enfants, à l'utilisation de données personnelles dans l'entraînement de GPT et à la conformité du scraping à grande échelle avec les lois étatiques de protection du consommateur. Une partie de ces questions avait déjà été posée au niveau fédéral par la Federal Trade Commission (FTC), sans suite contentieuse pour le moment.

Troisième sujet : la concurrence. Les procureurs examinent aussi la dimension antitrust de l'arrangement d'investissement et de partage technologique entre Microsoft et OpenAI. Des examens parallèles de la FTC et de la Commission européenne se poursuivent ; comment les enquêtes étatiques s'y intègrent n'est pas encore clair.

Quatrième sujet : la gouvernance. Le remplacement du conseil d'administration d'OpenAI l'an dernier a accentué les interrogations publiques sur la préservation du contrôle non lucratif. Les procureurs demandent comment la structure du conseil préserve l'autorité de décision indépendante de la branche à but non lucratif.

Des documents obtenus par TechCrunch montrent que les enquêtes ont commencé discrètement il y a des mois et ne sont apparues publiquement que récemment. La réponse officielle d'OpenAI indique que l'entreprise coopérera pleinement et que ses pratiques de données sont conformes aux lois fédérales et étatiques en vigueur.

L'importance de ces enquêtes dépasse une seule entreprise. Adresse la plus visible du secteur de l'IA, OpenAI sert de référence pour les pratiques d'entraînement, de données et de gouvernance d'Anthropic, Google DeepMind et Meta. Les décisions des procureurs feront jurisprudence pour les autres acteurs.

L'angle Delaware est crucial. La restructuration d'OpenAI s'y est déroulée, et l'État accueille la plupart des sociétés technologiques américaines. L'interprétation Delaware des questions de forme corporative pourrait dessiner le cadre juridique dans lequel les start-up de l'IA se développeront ces prochaines années.

L'implication à court terme est directe : OpenAI a annoncé son intention de s'introduire en bourse d'ici fin 2025. Le risque que les enquêtes retardent l'IPO est une question clé pour les investisseurs. Lors de l'examen attendu du S-1 par la SEC, ces enquêtes étatiques devront probablement figurer parmi les facteurs de risque.

Pour OpenAI, la réponse devient un exercice d'équilibre, juridique et politique : naviguer entre la pression de croissance commerciale et l'intégrité de la mission fondatrice. Quelle qu'en soit l'issue, la manière dont ces enquêtes façonneront les trois à cinq prochaines années du secteur est suivie de près par les communautés juridique et technologique.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur TechCrunch. L'image est une photo d'archive de www.kaboompics.com sur Pexels.

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