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Santé

L'épidémie d'Ebola en Afrique centrale pourrait rivaliser avec celle de 2014, alertent des responsables américains

Guardian Healthil y a 4 h
Vue de canopée de forêt tropicale dans le bassin du Congo
Photo: Juan Felipe Ramírez / Pexels

Des responsables américains de la santé estiment que l'épidémie d'Ebola en cours en Ouganda et en République démocratique du Congo se propage à un rythme évoquant les dynamiques de l'épidémie ouest-africaine de 2014. Plusieurs hauts responsables ont confié au Guardian que les lacunes de la riposte risquent de porter l'épidémie à la deuxième ampleur de l'histoire dans les douze prochains mois.

L'épidémie actuelle est due à la souche Bundibugyo. Cette souche présente un taux de létalité plus faible que la souche Zaire, plus meurtrière, mais sa période d'incubation et ses schémas de propagation sont similaires.

Le quotidien rappelle que l'épidémie ouest-africaine de 2014-15 s'était soldée par 28 640 cas et 11 325 décès. Le nombre de cas confirmés de l'épidémie actuelle reste à quatre chiffres, mais les clusters validés par l'Organisation mondiale de la santé s'élargissent des deux côtés de la frontière entre l'Ouganda et la RDC.

Le Guardian rapporte que le retrait des effectifs de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) dans les programmes mondiaux de santé a ralenti la riposte. L'USAID soutenait auparavant les équipes de recherche des contacts dans l'est du Congo ; ce vide est pour l'instant en partie comblé par des dons néerlandais et allemands.

Le ministère américain de la Santé (HHS) a confirmé que l'anticorps monoclonal expérimental MBP-134 sera disponible pour les Américains à haut risque exposés à Ebola dès leur retour aux États-Unis. La décision facilite la poursuite des voyages programmés pour les travailleurs humanitaires comme pour les scientifiques américains.

Le plan de distribution de vaccins annoncé en octobre par l'OMS comprend trois candidats-vaccins ciblant la souche Bundibugyo. La CEPI avait débloqué 62 millions de dollars supplémentaires ; les nouveaux modèles du CDC suggèrent que la couverture actuelle représente environ un tiers de ce qui serait nécessaire.

La Dre Jennifer Nuzzo, du Johns Hopkins Center for Health Security à Baltimore, a déclaré au Guardian : "La trajectoire est actuellement maîtrisable, mais si le soutien financier est coupé, une nouvelle vague démarre. Une fois la courbe partie à la hausse, il faut des mois pour la faire redescendre."

Le dispositif de dépistage de 14 jours mis en place par le ministère ougandais de la Santé fonctionne toujours à l'aéroport de Kampala. Côté RDC, les contraintes d'infrastructures sont plus fortes ; les pratiques funéraires et la coordination des équipes mobiles de vaccination restent des défis de terrain.

Le lien entre l'épidémie et la déforestation a été étudié dans une enquête séparée du Guardian. Les auteurs y soulignent comment la déforestation liée à l'extraction des métaux utilisés dans les smartphones élargit la surface de contact entre humains et chauves-souris frugivores.

Cet article ne constitue pas un avis médical et ne peut être utilisé à des fins diagnostiques. Les voyageurs vers les zones à risque d'Ebola sont invités à consulter les recommandations de voyage par pays et les centres de vaccination.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Guardian Health. L'image est une photo d'archive de Juan Felipe Ramírez sur Pexels.

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