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NASA confie à la société de fusées d'Eric Schmidt une mission vers Mars en 2028

The Vergeil y a 14 h
Vue lointaine d'une rampe de lancement de fusée sous un ciel dégagé.
Vue lointaine d'une rampe de lancement de fusée sous un ciel dégagé.Photo: SpaceX / Pexels

La NASA a annoncé le maître d'œuvre de sa prochaine mission martienne à bas coût : Relativity Space. Selon The Verge, le contrat de 1,2 milliard de dollars revient à la société rachetée en 2025 par l'ancien directeur général de Google, Eric Schmidt. La fenêtre de lancement s'ouvre à l'été 2028 ; la mission posera une charge scientifique légère à la surface de Mars et placera un satellite de relais en orbite.

Eric Schmidt a racheté Relativity Space en 2025 alors que la société avait perdu une grande partie de sa valeur initiale. Elle peinait à maintenir sa fusée Terran 1 en activité et son programme de fusée moyenne, Terran R, prenait du retard. Après l'injection de capitaux et la refonte managériale orchestrées par Schmidt, Terran R a réussi son premier essai orbital début 2026.

La différence-clé est industrielle. Relativity Space imprime en 3D environ 85 % de ses lanceurs — une première dans le secteur. Cette approche réduit la durée de production à environ un tiers de celle des fusées traditionnelles et divise le nombre de pièces par dix. Son usine de Long Beach, en Californie, élargit ses capacités pour produire six Terran R en 2027.

Quel est l'objectif de la mission martienne ? Selon le manifeste officiel de la NASA, la mission embarquera deux charges principales : un petit atterrisseur (200 kg, soit un dixième de la taille de Curiosity) et un orbiteur relais. L'atterrisseur mesurera la chimie de surface et la répartition de l'humidité. Le relais fournira une infrastructure de communications aux futures missions de surface et constituera une roue de secours alors que MAVEN et Mars Reconnaissance Orbiter approchent de leur fin de vie.

Pourquoi Relativity Space ? La NASA invoque le coût et la rapidité de production. Comparée aux missions martiennes précédentes, celle-ci coûte environ 60 % de moins. Curiosity a coûté 2,5 milliards de dollars (en ligne avec le coût global de programme), Perseverance 2,7 milliards. Cette mission livre un petit atterrisseur et un relais pour 1,2 milliard.

Le risque existe. Relativity Space n'a pas de patrimoine martien ; ses charges les plus lointaines à ce jour sont en orbite lunaire. L'arrivée à Mars et l'entrée atmosphérique mobilisent un savoir-faire très différent. La NASA, échaudée par Mars Climate Orbiter (1999, échec) et Mars Polar Lander (1999, échec), rappelle que l'entrée martienne reste les « sept minutes de terreur ».

La concurrence n'a pas manqué. SpaceX proposait une livraison de charge martienne via Starship, mais la NASA a invoqué la « maturité de conception » insuffisante du Starship. Lockheed Martin a présenté une solution fondée sur Atlas V, écartée pour des raisons de coût. L'option New Glenn de Blue Origin a été examinée, mais la capacité d'injection martienne reste à prouver.

La percée d'Eric Schmidt dans le spatial via le capital privé illustre une tendance plus large. Outre Relativity Space, il a investi dans Stoke Space, Astroscale et Magdrive. Ce schéma marque une nouvelle vague d'investissement spatial par les milliardaires, après Bezos, Musk et Branson — orientée vers l'infrastructure plutôt que vers le seul lancement.

Dans sa déclaration à The Verge, Schmidt a décrit la mission martienne comme « un point de départ pour l'humanité ». La logique commerciale est tout aussi claire : les contrats de la NASA sont la base de financement régulière des petites entreprises spatiales, et une mission martienne réussie servirait de référence pour les activités de servicing en orbite et d'infrastructure lunaire.

La contrainte calendaire est l'alignement Mars-Terre. La fenêtre de trajectoire optimale n'apparaît que tous les 26 mois. Manquer celle de l'été 2028 repousserait la suivante à l'automne 2030, d'où la nécessité pour Relativity Space de tenir son calendrier industriel.

Lecture plus large de The Verge : cette mission illustre le virage de la NASA, qui s'éloigne du « vaisseau réutilisable + portée étroite » pour aller vers le « rapide, petit, plus fréquent ». Si elle réussit, des missions de recherche modestes vers Mars tous les deux ans pourraient devenir la nouvelle norme dans la décennie.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur The Verge. L'image est une photo d'archive de SpaceX sur Pexels.

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