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Les jumelles identiques Nancy et Margo : la chirurgie in utero qui les a sauvées

BBC Healthil y a 2 h
Un incubateur hospitalier dans une unité de soins néonatals
Un incubateur hospitalier dans une unité de soins néonatalsPhoto: Speak Media Uganda / Pexels

Les jumelles identiques Nancy et Margo sont aujourd'hui en bonne santé grâce à une intervention réalisée alors qu'elles étaient encore dans l'utérus, dans le cadre de ce que les médecins qualifient d'essai médical mondial inédit. Les filles avaient reçu un diagnostic de complication rare et dangereuse pouvant toucher des jumeaux identiques partageant un même placenta pendant la grossesse.

Cette affection, appelée séquence anémie-polyglobulie chez les jumeaux, survient lorsque de minuscules connexions vasculaires à l'intérieur d'un placenta partagé permettent au sang de circuler de façon inégale entre les jumeaux. L'un des jumeaux peut devenir sévèrement anémique, recevant trop peu de sang, tandis que l'autre développe une polyglobulie, un excès de globules rouges qui épaissit le sang et sollicite le cœur.

Non traitée, l'affection peut provoquer de graves complications pour l'un ou l'autre bébé, voire les deux, notamment une insuffisance cardiaque, des lésions cérébrales ou un décès avant ou peu après la naissance. Comme le déséquilibre se développe progressivement et peut être discret lors des échographies de routine, il passe parfois inaperçu jusqu'à ce que la grossesse soit déjà en grande difficulté.

Les médecins traitant la mère de Nancy et Margo ont détecté le problème tôt grâce à un suivi spécialisé et ont opté pour une intervention in utero plutôt que d'attendre de gérer l'affection après la naissance. La procédure visait à traiter directement les connexions vasculaires anormales, pendant que les deux jumelles se développaient encore dans l'utérus.

Le traitement s'inscrit dans un essai plus large explorant si une intervention plus précoce, in utero, peut produire de meilleurs résultats que l'approche traditionnelle, qui consiste généralement à surveiller étroitement la grossesse et, si nécessaire, à traiter les bébés après la naissance. Les chercheurs de l'essai affirment que les premiers résultats sont encourageants, bien que l'approche demeure expérimentale.

Les spécialistes estiment que des procédures comme celle-ci reflètent une évolution plus large de la médecine fœtale, où des affections autrefois traitables uniquement après la naissance sont de plus en plus prises en charge pendant que le bébé se développe encore. Les progrès de l'imagerie échographique et des techniques chirurgicales mini-invasives permettent désormais d'intervenir avec une précision bien plus grande que par le passé.

Les grossesses gémellaires partageant un placenta, dites monochoriales, présentent généralement des risques plus élevés que les grossesses où chaque jumeau dispose de son propre placenta. Les médecins recommandent généralement des échographies plus fréquentes pour ces grossesses, spécifiquement pour détecter le plus tôt possible des complications comme la séquence anémie-polyglobulie ou le syndrome transfuseur-transfusé apparenté.

L'équipe médicale impliquée affirme que ce cas apportera des données précieuses à l'essai en cours, qui suit les résultats d'un petit nombre de grossesses traitées selon la nouvelle approche in utero. Des études de plus grande ampleur seront probablement nécessaires avant que la procédure ne puisse devenir une pratique standard pour les grossesses touchées par cette affection.

Pour la famille de Nancy et Margo, le résultat est simple : deux bébés en bonne santé qui auraient pu autrement connaître un début de vie bien plus risqué. Leur cas a été présenté par l'hôpital concerné comme un exemple de la façon dont la médecine fœtale spécialisée peut changer l'issue de grossesses autrefois jugées extrêmement à risque.

Les chercheurs précisent que tous les cas de séquence anémie-polyglobulie ne se prêteront pas à la même intervention, les décisions de traitement étant prises au cas par cas selon l'avancement de la grossesse et la gravité du déséquilibre. Les médecins estiment néanmoins que cet essai marque une étape importante dans l'élargissement des options offertes aux familles confrontées à un diagnostic qui, jusqu'à récemment, laissait peu de moyens d'intervenir avant la naissance.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur BBC Health. L'image est une photo d'archive de Speak Media Uganda sur Pexels.

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